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Vigiécole:

Protéger l’école en redynamisant son rôle civique et fédérateur.


Adapter le modèle Républicain à la diversité nationale et à l’Europe élargie.




"Force est de reconnaître la fragilité croissante de l’existence concrète du lien républicain dans ces temps de crise de l’emploi, de crise du travail, de crise de la citoyenneté, et le développement corollaire de diverses formes de précarisation et de marginalisations sociales.

Or, comment des individus dont le chômage paraît être la seule perspective peuvent-ils, contre la désinsertion et la désaffiliation corollaire de diverses formes de précarisation et de marginalisation sociale. qui les menacent, retrouver des motifs de se lier aux autres, sur des bases autres que claniques ou étroitement corporatistes ? Comment peuvent-ils retrouver des raisons d’espérer et de repousser la violence ?

Une partie de la réponse est peut être politique, et passe par la réactualisation et la réactivation de la citoyenneté, mais à condition de ne pas en faire une simple référence incantatoire ou l’écho de nos impuissantes nostalgies". (Culture républicaine, citoyenneté et lien social) SYLVESTRE, JEAN-PIERRE.

Loin de stigmatiser tel établissement, ou tel autre groupe, ébaucher de manière impertinente les insuffisances ou les failles d’un dispositif en place ou d’une politique, relève d’une attitude réactionnaire et fortuite, inconsidérés à l’égard d’hommes et de femmes qui, sans cesse ont lutté et continuent derechef, pour réduire les écarts et tenter de donner à chacun sa chance à l’école de la république.
Vigiécole propose uniquement des mises à jour, certes autrement mais dans la complémentarité partenariale.

 



Des experts, aussi bien au niveau national qu’international, ont démontré l’implication quasi surprenante, dans la constitution de certains facteurs menant aux situations difficiles, des élèves mais aussi bien  des professeurs.

Vigilance donc sur les rapports élèves/enseignants, sur les comportements mutuels qui peuvent se traduire sous diverses formes.
Premièrement les différentes réactions de l’élève face aux rapports qu’il entretient avec son professeur :

Rapports positifs : générateurs d’intérêt, d’investissement et d’intégration de la part de l’élève.

Rapports négatifs : s’interprètent par la vexation,  le repli…, glosé à tord ou à raison, et conduisant inévitablement à l’échec scolaire,  au manque d’intérêt pour les cours…pour  aboutir finalement au décrochage.

                                                                                             


A l’inverse, si on se positionne du côté de l’enseignant, la résultante sur les différents rapports est quasiment identique :
Face à des élèves attentionnés, travailleurs, assidus, l’enseignant excelle dans son art, s’investit pleinement avec ses qualités et les exigences de sa profession dans l’engagement qu’on leur reconnaît : saluer cet engagement, dans le contexte actuel,  c’est  reconnaître à ces hommes et femmes qui transmettent le savoir, ce que nous leur devons.

Par conséquent, il n’est pas incommodant de se demander, quel moyen subsidiaire  faut –il, en plus des programmes, aux enseignants et élèves, mettre à  disposition pour optimiser leur communication, et améliorer les rapports des uns et des autres ?

Parmi la population de l’enfance en danger, les mineurs isolés étrangers forment une catégorie aux difficultés bien spécifiques.
Issus généralement de Chine, d’Afrique, d’Inde, du Pakistan ou encore des pays de l’Est, non francophones pour la plupart, ils ont vécu des situations souvent traumatiques.
A leur arrivée en France, ils vivent une perte de repères culturels massive et se retrouvent en proie à d’importantes difficultés d’ordre psychologique et affectif.

Les retards et les obstacles dans l’apprentissage de cette nouvelle langue qu’est le français constituent sans doute autant de révélateurs symboliques et symptomatiques de l’ensemble de ces difficultés.
 Parce que la langue est, comme le dit l’historien Fernand Braudel, « un marqueur de l’identité », sa forme et son rythme d’acquisition tendent à souligner la personnalité, les problématiques, les regrets et les espoirs de ces jeunes étrangers, et à faire surgir les enjeux de leur prise en charge.
La langue, pourtant, est rarement un objet d’étude pour l’éducateur, qui trop souvent ne voit dans son apprentissage qu’un processus mécanique, du ressort exclusif de l’enseignant, et un simple pré requis indispensable à l’intégration.
« Enjeux et difficultés de l’apprentissage de la langue pour les mineurs isolés étrangers »  

A partir de ces constats et de la pertinence de ces analyses ; la communication sur les interactions culturelles et les rudiments  linguistiques, semble s’imposer désormais comme supplément, pour une nécessaire mise à jour, de notre modèle républicain.

Adaptable à l’école, ce complément saura mieux interpréter nos divers codes sociaux, transmettre plus fidèlement nos différents messages, nous faire comprendre adéquatement telle réaction ou tel autre comportement. Dans le sens d’une revivification, démocratiquement citoyenne.

Pour une socialisation élargie, conciliante et responsable, à l’heure d’une Europe multiculturelle mais unifiée, la Communication  pour un mieux vivre s’invite  dans nos cours de récréation voire au-delà.

 

 

 

 

 

 

 

 Autrement dit, continuer de garder nos distances, ignorer les  réalités qui rythment le quotidien  de nos établissements (à l’image de la plupart de nos  villes et leurs quartiers),  et ce, malgré l’existence de dispositifs de sécurité scolaire,  l’intervention de bonnes volontés qui ne suffisent à les contenir ; c’est se résoudre à la passivité du spectateur, se contentant d’enregistrer, d’informer et de distribuer que des sanctions, souvent improductives ; au détriment des premiers concernés, en l’occurrence le personnel encadrant et les enseignants, les élèves et leurs parents,  les intervenants sociaux, les associations et les autorités de proximité.