Du rôle de l’école dans une socialisation élargie

Approcher différemment les difficultés de l'école, qui prennent leurs sources dans la société dont elle est un fragment, ne pas ce mouler dans cette sorte d'assignation à tendance généralisée à l'égard des établissements qui souffrent, à cause de leur diversité ou, par rapport à leur implantation géographique, découle d'une démarche républicaine de donner à l'école moderne toutes ses chances de succès et de part là, un vrai élan à la société actuelle face à une mondialisation à double vitesse.

A cette occasion, le rapport de Madame Danièle HOUPERT (IUFM de la Réunion) est référentiel, « ... Un premier pas est franchi quand on entre dans la voie d'une socialisation élargie au-delà du cadre strictement communautaire...mais simplement la possibilité de vivre ensemble, dans un espace commun, géographique certes, mais surtout mental et social.

...En réalité, n'est-il pas plus réaliste de constater que parler une langue régionale est une richesse, dans la mesure où c'est l'occasion, par l'intermédiaire de la diversité linguistique, de découvrir précocement la diversité du monde ?

...Commence alors un travail d'ouverture à autrui, faite d'acceptation et de respect mutuels, dont le signe extérieur est une politesse du coeur- au-delà de la politesse régie par les codes purement sociaux. Mais cela suppose la reconnaissance de l'autre dans sa globalité, avec ses différences, les plus visibles comme les plus fines et ses ressemblances aussi, puisque, n'est-ce pas une évidence ?, nous sommes tous des êtres humains.

"A l'école de favoriser cette socialisation fondée sur la reconnaissance à l'égale dignité des groupes sociaux, en organisant des moments où l'on insiste sur les points communs dans les habitudes, les comportements, les mots de pensée  et d'autres où sont reconnues et valorisées les spécificités des différentes communautés, dans toutes les manifestations de la vie".